Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis le 28 juin 2007, la ville de Bordeaux recèle des trésors culturels dont certains sont moins connus du grand public : Elle est ainsi l’une des premières cités de France au XVIIIème siècle à accueillir la franc-maçonnerie, dans le sillage des Lumières, à peine vingt ans après la fondation de la Grande Loge d’Angleterre (1717). Du plus célèbre des maçons bordelais, Montesquieu, à quelques loges emblématiques dont certaines sont encore en activité, comme L’Anglaise, L’Etoile du progrès ou Guernica, l’Histoire de la maçonnerie bordelaise jusqu’à nos jours est ainsi étroitement liée à celle de l’Histoire de France. 

Emergence et développement

La franc-maçonnerie voit le jour à Bordeaux, avec la Loge L’Anglaise, fondée le 17 avril 1732 par trois Anglais : le capitaine Martin Kelly, Nicolas Staimton et Jonathan Robinson. Ces trois hommes, dont on ne sait rien, étaient sans doute officiers de marine et avaient des activités commerciales à Bordeaux. En 1740, pour permettre l’intégration de Bordelais, l’Anglaise créa La Française qui elle « travailla » en français et non en anglais. Peut être aussi y avait-il une raison religieuse, malgré l’idéal de tolérance que proclamaient les francs-maçons : il est probable que les maçons de la Loge L’Anglaise étaient anglicans alors que les Bordelais de La Française étaient majoritairement catholiques .

La franc-maçonnerie fut suspendue en 1742, mais pour peu de temps, puisque dès 1743 les loges reprenaient vigueur. Sans doute cette décision faisait-elle suite à la Bulle papale de 1738 qui frappait d’excommunication tous les francs-maçons mais dans la mesure où la Bulle ne fut pas enregistrée par les parlements français, il est vraisemblable qu’il y eut à Bordeaux une autre raison, peut être bien liée au nom de Montesquieu. En effet le cardinal de Fleury  répondait en ces termes  à  l’intendant de Guyenne, Claude Boucher qui l’avait informé de l’existence d’une « société de francs-maçons » : « J’ai reçu votre lettre, Monsieur, du 6 de ce mois, au sujet de la société qu’on nomme francs-maçons, dans laquelle M. de MONTESQUIEU s’est fait recevoir. Il ignore sans doute que le Roi a fort désapprouvé cette association et qu’il ne s’en fait plus ici. »

Montesquieu, pionnier de la franc-maçonnerie

Montesquieu  avait bien été  initié à Londres en 1730, à la loge The Horn, Westminster.  S’il était à Bordeaux au moment de la création de la Loge L’Anglaise, il n’y assista sans doute pas. En 1735, Montesquieu avait rencontré Désaguliers (Grand Maître de la Grande Loge d’Angleterre, ami de Newton et membre de la Royal Society) en compagnie du duc de Richmond à Paris, dans la loge qui se réunissait rue de Bussy. De 1730 à 1737 il fréquenta peu les milieux maçonniques mais fut sans doute désigné pour représenter la France auprès de la Grande Loge d’Angleterre. Il fut membre de la Royal Society et présenta des travaux à l’Académie Nationale des Sciences, Belles-lettres et Arts de Bordeaux, cette même académie qui couronna en 1742 le mémoire de Desaguliers sur l’électricité des corps, ce qui montre bien le lien privilégié qui unissait Montesquieu et l’ancien Grand Maître de la Grande Loge d’Angleterre. Son intérêt pour les découvertes scientifiques, sa tolérance religieuse, son souci d’équilibre des pouvoirs, sont hérités des Lumières britanniques et rendent Montesquieu tout naturellement ouvert aux idées de la franc-maçonnerie. 

Dans la première moitié du siècle il existe quatre loges : L’Anglaise (1732), La Française (1740), La Parfaite Harmonie (1744), L’Amitié ou Amitié Allemande (1746). On note également parmi les toutes premières loges de la région celle de Bergerac, créée dès 1747 ainsi que celle de Langon qui date de 1771.

A l’exception de l’Anglaise qui figure sur le registre de la Grande Loge d’Angleterre, les autres loges sont affiliées à la Grande Loge de France  jusqu’en 1773, date à laquelle elles se font « reconstituer et réinstaller » par le Grand Orient de France, la nouvelle instance maçonnique. Peu de loges s’affilient alors à la Grande Loge rivale, la Grande Loge de Clermont.

Une maçonnerie d’élites

Tout au long du XVIIIe siècle la franc-maçonnerie bordelaise regroupe les élites commerciales, parlementaires, juridiques et culturelles, ainsi que de nombreux prêtres et ce malgré les condamnations papales réitérées (1738, 1751). La loge L’ Harmonie est perçue comme une loge d’avocats (l’abolitionniste Polverel en faisait partie). La Loge La Française regroupe un très grand nombre de parlementaires. Le Parlement de Bordeaux eut pour président de 1766 à 1771, puis de 1774 à 1790, Le Berthon, vénérable ad vitam de la loge La Française. Le 28 février 1775, une fête fut organisée par la Société des Francs-Maçons en l’honneur de la réouverture du Parlement (qui avait été suspendu par Maupéou en 1771) et de son président. En 1790, 22 membres du Parlement étaient francs-maçons, dont J. B. Mercier Dupaty, également membre de La Française et fondateur avec Dupont de Jumeaux du Musée de Bordeaux (1783). Ce Musée était une société savante, qui exista avant même le Musée Scientifique de Paris, créé sur le même modèle en 1787 par la célèbre Loge des Neuf Sœurs  (celle qui initia Voltaire quelques mois avant sa mort et eut pour vénérable Benjamin Franklin). Le Musée de Bordeaux, qui comptait 155 membres dont 55 francs-maçons en 1783, n’était pas seulement une Académie mais avait une vocation culturelle et pédagogique. Il comportait un comité des sciences, des lettres et des arts. Les femmes en étaient exclues, comme des loges maçonniques. Il disparut en 1793. 

Quelques grands noms

Martinès de Pasqualy, proche de Louis-Claude de Saint-Martin et de Jean-Baptiste Willermoz , n’est pas originaire de Bordeaux mais s’est affilié à la Française : « Se prétendant prêtre (Coën) porteur de vérités inouïes dont assez mystérieusement il serait le dépositaire, il prêche une doctrine de la réintégration des êtres déchus et, par diverses techniques, il promet de les reconduire à Dieu » . Parmi les autres personnalités bordelaises citons le Vicomte de Noe, Grand Maître des Cérémonies du GODF et maire de Bordeaux de 1769 à 1790, qui émargeait à L’Amitié. 

Enfin on ne saurait oublier Estienne, alias Stephen, Morin, bien qu’il ne soit célèbre qu’en maçonnerie, parce qu’il a donné son nom à une célèbre patente. Il n’est pas bordelais d’origine, on ne sait s’il fut membre d’une loge bordelaise (peut être vers 1745) mais il obtint  une patente, dite la patente Morin, délivrée en 1761 à Paris par la Grande Loge de France qui est à la source du Rite Ecossais Ancien et Accepté. La patente originelle a disparu, seules des copies subsistent. La personnalité même de Morin est entourée de mystère. On sait seulement qu’il s’est embarqué vers Saint Domingue depuis Bordeaux le 24 mars 1762 (passeport délivré par l’amirauté de Bordeaux). Il profite sans doute de son activité dans le négoce entre la métropole et Saint Domingue pour porter cette patente  dans les îles  et y développer les hauts grades. Il meurt à la Jamaïque en 1771.

À la veille de la Révolution française, on comptait plus de 3000 maçons à Bordeaux sur près de 110 000 habitants. Comme toutes les loges françaises, les loges bordelaises interrompirent leurs activités pendant la Révolution, plus ou moins tôt (La Française se réunit jusqu’en 1793).

Les loges, un lieu d’expression pour les libéraux au XIXè siècle

En revanche si les loges furent secouées par la révolution de 1848, puis par la guerre de 1870 et la Commune, de façon générale, elles ne cessèrent plus leurs activités.  Johel Coutura note que deux loges, L’Essence de la Paix et les Amis Réunis, furent accusées dans une lettre de 1851 du Préfet de police de Paris, lui-même alerté par le Préfet de la Gironde,  de compter des hommes « dévoués à la propagande des doctrines socialistes ». Il mettait en cause « les sieurs Tandonnet  [Amis Réunis] et Viguier [Essence de la Paix]». Tandonnet, membre du Conseil Général de la Gironde, rédacteur en chef du Journal de la Tribune, journal républicain, avait été initié en 1850 aux Arts Réunis  . A la même époque, Hermitte, inscrit au Barreau de Bordeaux, fut expulsé de France à la suite du coup d’État du 2 décembre 1852 et gracié en 1858. Il rejoignit la loge l’Etoile du Progrès peu après sa constitution (1859). On peut affirmer qu’au XIXe siècle les loges furent un lieu d’expression pour les Libéraux et les Républicains même si une grande partie de leurs activités était consacrée à la bienfaisance ;  ce fut le cas en particulier après la guerre de 1870 où le secours aux blessés et l’aide aux veuves furent organisés, grâce aux fêtes maçonniques qui eurent lieu régulièrement jusqu’en 1884. Pendant la Commune, les loges poursuivirent leurs activités bien que la correspondance avec le Grand Orient ait été interrompue. Il y eut comme partout des Communards et des anti-Communards chez les francs-maçons. Les Amis Réunis apportèrent leur soutien à « l’ère nouvelle qui [nous] vengera »  . Emile Fourcand, maire en 1870, puis Sénateur, représentant de la gauche républicaine, connu pour avoir protesté contre le déploiement des forces armées pour protéger l’Assemblée nationale temporairement installée à Bordeaux, était lui-même vénérable .

1877, l’année des ruptures

Quelques années plus tard, en 1877, le Grand Orient de France supprimait de ses Constitutions l’obligation de croire en « l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme », prônant ainsi la liberté absolue de conscience, ce qui lui valut la condamnation sans appel de la Grande Loge Unie d’Angleterre, qui considérait la croyance en Dieu comme un principe fondamental, un « landmark ». Peut être en raison de ses origines anglaises, la franc-maçonnerie bordelaise fut particulièrement agitée par la tempête. La Française d’Aquitaine commença par refuser d’adopter la proposition du Grand Orient à l’unanimité, mais en l’absence de son vénérable maître en chaire, ce qui rendit obligatoire un nouveau vote, qui cette fois fut favorable. Un nouvel atelier, celui des Neuf Sœurs, fut fondé rue Ségalier en 1879 par des frères mécontents du second vote. Coutura, qui n’était pas lui-même un chantre de la laïcité, notait que ce titre avait été choisi en l’honneur de Voltaire, partisan de la « tolérance religieuse ». Certes, mais de là à faire de Voltaire un adversaire de la future laïcité… . Un terme devait être mis au différend entre les deux ateliers en 1893, lors de la  fusion de la Française d’Aquitaine et des Neuf Sœurs : La Française et les Neuf Sœurs Réunies était née et la loge est encore active de nos jours. De façon générale cependant,  les loges ont combattu pour la laïcité. 

On ne peut aborder ici en quelques lignes l’attitude des francs-maçons pendant les deux guerres mondiales. La Concorde de Bègles (Concorde-Montesquieu, depuis 1948) fut particulièrement secouée au moment de la reprise des travaux, à la Libération, comme l’explique Charles Porset dans son histoire de la loge. En effet le vénérable Eissen refusa de revenir en loge pour ne pas avoir à côtoyer des frères qui avaient eu un comportement indigne pendant l’Occupation. Il réintégra la loge en 1946, mais sans la fréquenter assidument . Pendant la guerre, le local de la rue Ségalier, qui avait hébergé des loges depuis le dix-huitième siècle, devint le foyer du soldat allemand. Plusieurs vénérables auraient eu le temps de cacher une partie des archives dans un caveau du cimetière de la Chartreuse mais personne ne put les retrouver. 

La franc-maçonnerie bordelaise aujourd’hui

Quelques personnalités, quelques loges à l’identité forte marquent la franc-maçonnerie bordelaise. Pour autant on ne saurait parler de spécificité bordelaise, pas plus que pour une autre région. L’histoire de la franc-maçonnerie bordelaise reflète les grandes tendances nationales, pour la simple raison que les valeurs qu’elle véhicule depuis le dix-huitième siècle, et qui sont héritées des Lumières, ont évolué en même temps que s’écrivait l’histoire des révolutions, des guerres, de la Troisième République, de la laïcité. Cette histoire est aussi celle de l’évolution interne des diverses obédiences. En ce qui concerne le Grand Orient de France, ce fut en 1877 le combat pour la liberté de conscience et tout récemment, celui pour la mixité. La première femme fut initiée à Bordeaux en 2010, quelques mois après le vote du Convent autorisant les loges qui le souhaitaient à devenir mixtes. Les femmes, à l’exception de la loge d’adoption récemment découverte, furent longtemps exclues. Elles ne furent véritablement admises qu’au moment de la création du Droit Humain (mixte) et de la Grande Loge Féminine de France (exclusivement féminine). A Bordeaux la première loge du DH fut la loge Ordre et Progrès, n° 51 (1913, qui se réunit à ses débuts dans une école)  et la première loge de la GLFF, Lumière d’Aquitaine, n° 53 (1974). Aujourd’hui le paysage maçonnique bordelais offre une grande diversité, il est masculin, féminin et mixte et toutes les obédiences sont représentées.

Panorama des obédiences bordelaises en 2012

Grand Orient de France : 20 

Grande Loge de France : 13

Grande Loge Féminine de France : 7

Droit Humain : 5

Grande Loge Traditionnelle Symbolique Opéra : 4

Loge Nationale Française : 3

Grande Loge Mixte de France : 1

Grande Loge Mixte Universelle : 1

Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm : 1 

Grande Loge Nationale Française : 16 ( ?)

Historiquement la GLNF était la seule obédience française reconnue par la Grande Loge Unie d’Angleterre et considérait toutes les autres obédiences comme « irrégulières ». Récemment cependant en raison des querelles internes en son sein, la Grande Loge Unie d’Angleterre a suspendu cette reconnaissance. La situation est très confuse aujourd’hui depuis la création de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française, créée par les opposants au Grand Maître François Stifani. On ignore combien de loges bordelaises ont rejoint la nouvelle structure.

Franc-maçonnerie et traite négrière

Montesquieu, initié en Angleterre en 1730,  fut parmi les premiers à dénoncer l’esclavage. Son ironie décapante  a parfois été mal comprise, alors qu’il condamna les esclavagistes en les ridiculisant dans l’Esprit des Lois  (chapitre 5) : « Il est impossible que nous supposions que ces gens là [les esclaves] soient des hommes… »,  ou encore « On ne peut se mettre dans l’esprit que Dieu, qui ait un être très sage,  ait mis une âme, surtout une âme bonne,  dans un corps tout noir ».  On a parfois dit de lui qu’il avait des actions dans la traite. Or on sait aujourd’hui que s’il acheta des actions, ce ne fut pas pour son compte mais pour celui de l’Académie de Bordeaux.   

Plusieurs négriers bordelais, en revanche, furent francs-maçons, mais généralement beaucoup plus tard, après 1763, lorsque Bordeaux ne se contenta plus du commerce en droiture (en direct avec les Antilles, sans passer par l’Afrique). Contrairement à Nantes, Bordeaux ne s’est lancée dans la traite à grande échelle qu’après la guerre d’Indépendance américaine. Cependant les chiffres de la traite bordelaise rattrapèrent puis dépassèrent ceux de Nantes au tournant du siècle. En 1802 Bordeaux était devenu le premier port négrier. Il y eut des francs- maçons des deux côtés, chez les abolitionnistes comme chez les négriers, à Bordeaux comme ailleurs. Sur les 480 négriers bordelais recensés par Saugera et Coutura entre 1672 et 1837, une quarantaine aurait appartenu à la franc-maçonnerie .  Inversement Bordeaux peut se targuer d’avoir compté parmi ses francs-maçons l’abolitionniste Etienne Polverel, avocat en Parlement à Bordeaux, initié en 1771 dans la loge de L’Amitié, nommé commissaire de la République à Saint-Domingue aux côtés de Sonthonax et qui ne se contentait pas de prôner l’émancipation des esclaves mais souhaitait leur accorder des terres. De façon assez injuste, il a été éclipsé par Sonthonax dans les livres d’histoire .

Une loge d’adoption à Bordeaux

Récemment, grâce aux archives de Moscou (ces archives de la maçonnerie française confisquées par les nazis, entreposées à Berlin, récupérées par les Soviétiques en 1945 et restituées aux obédiences maçonniques françaises  il y a une dizaine d’années), on a obtenu la preuve de l’existence de la première loge d’adoption féminine et c’est à Bordeaux qu’elle se tint, en 1745-46. Il s’agissait de loges féminines travaillant en présence d’hommes francs-maçons (Janet Burke et Margaret Jacob, Les Premières franc-maçonnes, Bordeaux, PUB, Collection « Monde Maçonnique », 2010). 

Quelques loges bordelaises célèbres

L’Anglaise, 1732.  La Loge L’Anglaise était affiliée à la Grande Loge d’Angleterre et à ses débuts les procès verbaux sont rédigés en  anglais. On ne sait où elle se réunissait, sans doute dans des lieux divers, peut être une auberge où un domicile privé. Elle fonctionna de façon assez erratique, interrompant ses activités entre  1733 et 1737.  En 1744 elle s’opposa à l’initiation  des gens de théâtre et en 1746 à celle des juifs. La “ loge la plus élégante de Bordeaux”  initia entre autres personnalités Lally Tollendal, après la Révolution française,  et  Lodi-Martin Duffour-Dubergier (maire en 1842) . Elle  rompit toutes ses relations avec le GODF en 1913 et s’affilia à la GLNF. Un groupe se sépara alors de ces frères pour s’affilier à la GLDF. La loge de Bordeaux est celle de la GLDF. Elle se réunit de nos jours encore dans un temple de la rue Ségalier qui porte son nom (voir Delord, Francis, Histoire d’une loge maçonnique bordelaise, La loge anglaise 204, Bordeaux, Connaissances Historiques, 2007).

L’Etoile du Progrès est l’une des plus anciennes loges de Bordeaux. Fondée en 1850, elle résultait de la fusion de L’Essence de la Paix, du Triangle et de L’Etoile de la Gironde. 

L’Etoile de la Gironde avait été créée en 1813 (mais constituée en 1815) par des juifs bordelais victimes de l’antisémitisme de l’Anglaise et sans doute de bien d’autres loges affiliées à la Grande Loge Provinciale car dès 1808 cette dernière avait  interdit l’initiation des juifs.  Le Musée d’Aquitaine a récemment fait l’acquisition d’un lot de tabliers, d’une écharpe et de volumes brochés ayant appartenu à L’Étoile de la Gironde.

Guernica, fondée en 1983, outre son titre distinctif éloquent, rend hommage aux Républicains espagnols en adoptant leur drapeau lors de ses tenues. C’est la première loge bordelaise du Grand Orient de France à avoir initié une femme, en novembre 2010.

Sincérité Instruire Construire est née après la Libération, de la fusion de deux loges,  Sincérité-Égalité ainsi que  Instruire et Construire. La loge Sincérité-Égalité émanait elle-même de deux loges, la Sincérité, fondée en 1784, et l’Égalité, créée en 1905. Connue sous le diminutif de SIC, elle a été la seconde loge bordelaise du GODF à affilier des sœurs.

Bibliographie 

Coutura, Johel,  La franc-maçonnerie à Bordeaux, XVIIIe –XIXe siècles, Marseille, Éditions Lafitte, 1978. 

Delord, Francis, Histoire d’une loge maçonnique bordelaise, La loge anglaise 204, Bordeaux, Connaissances Historiques, 2007

Ligou, Daniel [sous la direction de ]  Dictionnaire de la franc-maçonnerie. Édition revue, corrigée et augmentée par Charles Porset et Dominique Morillon, Paris, Presses Universitaires de France, 2006.

Porset, Charles, La franc-maçonnerie en province sous la IIIe République. Histoire de la loge La Concorde à l’Orient de Bordeaux, 1884-1946, Bordeaux, 1984.

Article par Cécile Revauger pour FM-Mag

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