Kabbale, alchimie, rose-croix…

Parce qu’elle repose sur une initiation, la franc-maçonnerie est par définition élitiste. Mais l’idée que cette initiation consiste à accéder à un savoir caché, peut aussi bien s’inscrire dans une recherche spirituelle et humaniste… qu’être prétexte à diverses supercheries.

Dès son origine, dans les dernières années du XVIIe siècle, la franc-maçonnerie qui s’appuyait sur une prétendue antiquité de son origine s’affirma comme une nouvelle aristocratie. Le port de l’épée et d’insignes rappelant ceux de la noblesse et la pompe du rituel conféraient tout naturellement les attributs de l’aristocratie à une bourgeoisie avide de se faire une place. De son côté, une noblesse éclairée prenait plaisir à ce jeu de rôle égalitariste qui ne dépassait généralement pas la durée des réunions. La loge était une société d’autant plus attrayante qu’on y retrouvait des personnes de commerce agréable, qu’on y donnait des fêtes et que les tenues se prolongeaient en banquets. Le secret dont on affirmait s’entourer enorgueillissait ceux à qui l’on faisait l’honneur d’en être les dépositaires et l’on ne dédaignait pas, entre initiés de créer d’utiles relations au nom de l’entraide et de la philanthropie.

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