Depuis le XVIe siècle, des Européens avaient exploré différentes régions de l’espace turco-musulman, mais ce fut le XIXe siècle qui éleva ce voyage au rang de genre littéraire (Chateaubriand, Lamartine, Gautier, Flaubert, etc.). Ce fut également le cas pour Gérard de Nerval (1805-1855) lors de ses pérégrinations au Proche-Orient (1843), après son premier accès de folie. Mais la particularité du périple de Nerval fut d’associer, en partie, ce « tourisme littéraire » à l’Art royal. Pourtant la question de sa non-appartenance à la franc-maçonnerie semble résolue depuis les travaux de Georges-Henri Luquet et de Louis Levionnois. En revanche l’influence maçonnique dans une partie de l’œuvre nervalienne est indéniable. Mais ce climat doit être inclus dans une plus large quête d’un Orient mythifié par Gérard. Sa traversée du Proche-Orient fut à la fois une exploration géographique et culturelle, un voyage dans le temps, une promenade spirituelle, une introspection et une randonnée à travers rêveries, chimères et psychoses.

Balkis et Adoniram, héros maçonniques ?

Adoniram, « chef des légions d’ouvriers » du chantier du Temple de Jérusalem, d’origine inconnue, misanthrope, « indifférent aux femmes », d’une fascinante beauté, architecte exalté, « participait de l’esprit de lumière et du génie des ténèbres ». Son chef-d’œuvre était la « mer d’airain » …

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