Les plus anciens exemples d’art visuel – ceux que nous a laissés l’homme préhistorique sur les parois des cavernes – visaient à fixer des images fugitives de manière à pouvoir créer un lien avec celle-ci. Ultérieurement, l’homme apprit à exprimer dans de semblables images des éléments immatériels de son existence, à représenter des qualités telles que le bien et le mal, des émotions comme la souffrance ou la joie, l’amour, la peur, la passion ou la bonté. Il découvrit quelle valeur il pouvait tirer du fait de tracer pour lui-même une image d’un quelconque projet, de communiquer ses idées à ses compagnons en langage graphique…
 

À un niveau spirituel aussi, l’homme apprit à produire, sous forme de sculpture ou de peinture compréhensible par ses semblables, des représentations qui allaient l’aider dans sa dévotion au divin. Il créa ainsi des images saisissantes et poignantes d’êtres sacrés, hommes ou femmes, de toutes les religions, des sages, des saints, voire Dieu lui-même, et il se mit à représenter ces visions d’une manière qui lui permettait de concentrer sa piété et ainsi de l’aider à accéder aux royaumes célestes et, in fine, à la divinité elle-même.

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