L’exposition du Musée de la franc-maçonnerie , consacrée à Leonard de Vinci, est l’occasion pour nous de sonder à nouveau ce que nous devons à ce moment unique de l’histoire de l’humanité que les contemporains eux-mêmes ont vécu comme une renaissance, une sortie hors de cet âge de ténèbres, cet âge « intermédiaire » entre l’Antiquité et le XVe siècle, que l’on appelle désormais Moyen-Age.

Hermès Trismégiste, le Trois fois grand, est une silhouette qui nous vient du fond des âges, ce temps mythique où hommes et dieux cohabitaient. C’est du moins ce que croyaient ces hommes qui voyaient en lui l’expression d’une sagesse bien antérieure au Christ, bien antérieure à Moïse lui-même puisque le grand Prophète hébreu lui aurait emprunté la plupart de ses enseignements. Ce sage premier, ce prototype de tous les sages, était connu du Moyen Âge européen par un seul de ses écrits, l’Asclepius. 
Hermès Trismégiste est essentiellement une figure de synthèse, c’est le héros des entre-deux ou des passages : posté à mi-distance entre homme et divinité, il a un pied en Grèce et le deuxième en Égypte. Du dieu grec, il conserve essentiellement sa fonction de médiateur, chargé de maintenir le lien entre les hommes et les dieux, mais il est également le conducteur des âmes dans leur voyage dans l’au-delà (psychopompe) ; du Thot égyptien, il emprunte la figure de l’inventeur de l’écriture, de gardien des savoirs cachés et de maître de sagesse. Selon certaines généalogies, il serait le petit fils humain de Thot. En tout cas, le trésor sapiential conservé sous son nom relèverait de la plus haute antiquité ; son savoir primordial aurait été conservé dans les chambres les plus secrètes de temples égyptiens sous forme de hiéroglyphes qu’Hermès aurait transcrits en caractères grecs.

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