Ignaz-Joseph PLEYEL (1757-1831) était le 24e enfant (sa naissance occasionna la mort de sa mère, ce qui n’empêcha pas son père de faire 14 autres enfants par la suite) d’un instituteur de village autrichien. Elève de Haydn, il devient à 20 ans le maître de chapelle de son protecteur le comte Ladislaus Erdödy. Après avoir effectué des voyages en Italie (il créa à Naples en 1785 son opéra Ifigenia in Aulide), dirigé des concerts à Londres (en 1791-92) et vécu à Strasbourg (où il fut nommé en 1783 directeur de l’école de musique du cardinal de Rohan et en 1789 maître de chapelle de la cathédrale – il en était depuis 1785 maître de chapelle assistant -, et où il se maria en 1788), il s’installa à Paris en 1795.

Il s’y lança dans le commerce musical, éditant de nombreuses partitions (dont les quatuors de Haydn), et fondant en 1807 une fabrique de pianos, grâce à laquelle son nom est encore célèbre aujourd’hui. 

L’avis de Mozart sur le compositeur …

Il vient de paraître des quatuors d’un certain Pleyel qui est un élève de Joseph Haydn. Si vous ne les connaissez pas encore, tâchez de vous les procurer, cela en vaut la peine. Ils sont très bien composés et fort agréables à entendre, vous y reconnaîtrez tout de suite son maître. Bonne et heureuse chose pour la musique si Pleyel, en son temps, pouvait remplacer Haydn.

(lettre à son père)

… celui de Haydn sur l’éditeur …

Cher Pleyel ! … Je te remercie de tout mon cœur pour la belle et extraordinaire édition des quatuors ! 

… et celui de Chopin sur le facteur de pianos

Quand je me sens en verve et assez fort pour trouver mon propre son à moi, il me faut un piano de Pleyel

Pleyel composa une quarantaine de symphonies, des concertos pour divers instruments, beaucoup de musique de chambre et quelques chants révolutionnaires.

La mélodie d’un des mouvements de son quatuor n° 4, op. 7, publié en 1791 (il n’existe malheureusement pas à notre connaissance d’enregistrement de cette oeuvre, dont nous ignorons si elle est perdue), a été utilisée pour un hymne maçonnique du 3e grade, Solemn Strikes, connu (surtout dans les pays anglo-saxons) sous le nom d’Hymne de Pleyel.

On trouve la mention suivante dans un catalogue de ses oeuvres figurant au Tome VII de l’ouvrage de Robert Eitner (Breitkopf & Haertel, 1902), Biographisch-bibliographisches Quellen-Lexikon der Musiker und Musikgelehrten der christlichen Zeitrechnung bis zur Mitte des neunzehnten Jahrhunderts :

1 Lied in Ambrosch Freymäurer Lieder. – Maurerlieder im Böheim. – In Hurka’s Auswahl maurer. Gesge. 1802. – Gesge. in L. W. Werners Euphrosyne.

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