Ce n’est pas un hasard si le Calendrier perpétuel ou magique de Tycho-Brahé est réédité au XVIIIe siècle par un franc-maçon, le Frère Duchanteau. Adepte d’une maçonnerie ésotérique, il s’affilia dans les années 1780 à la célèbre loge des Amis Réunis et participa au fameux Convent des Philalèthes (Amis de la Vérité). Il mourra peu après, à la suite d’une expérience alchimique des plus singulières.

À la Renaissance, en Italie d’abord, puis un peu partout en Europe, la redécouverte de diverses œuvres de l’Antiquité, notamment des textes de Plutarque et de Diodore de Sicile sur les « cultes à mystères », va susciter un intérêt très vif de certains milieux intellectuels pour les « hiéroglyphes ». À la même époque, des érudits, pourtant étrangers au judaïsme, se passionnent aussi pour la kabbale. Ces deux perspectives vont se rejoindre dans ce que les historiens des idées ont baptisé le courant hermético-kabbalistique de la Renaissance. Ce courant est la grande source intellectuelle de la sensibilité «  ésotérique » dans l’Europe moderne et notamment du symbolisme maçonnique. Il avance deux idées essentielles

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