En 1943, sept francs-maçons fondèrent la Loge Liberté Chérie dans le baraquement n°6 du Camp de concentration Ermslandlager VII d’Esterwegen. Franz Bridoux, membre de la section du Front de l’Indépendance du Rassemblement National de la Jeunesse (R.N.J.), à peine âgé de 20 ans, fut pris dans une longue série d’arrestations en cascades et, après avoir transité dans les caves aux tortures de la Gestapo à Bruxelles, s’est retrouvé dans le camp d’Esterwegen.

Pierre Guelff : Comment s’était organisée la vie dans votre baraque ?

Franz Bridoux : Des dirigeants du R.N.J., le prêtre Dieudonné Bourguignon et deux militants communistes appréciaient le résistant juif, communiste et franc-maçon Luc Somerhausen, le sage, comme un médiateur qui, par sa seule présence, tempérait et catalysait leurs divergences. Pour nous les jeunes qui y avons assisté, avec toute notre soif d’apprendre, ces merveilleuses joutes oratoires étaient une école, une sorte d’université qui allait laisser une trace profonde et influencer toute notre vie. 

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