Prix Nobel de littérature en 1907, Kipling incarne l’avant-garde de la littérature anglo-saxonne. Ses contes et nouvelles connurent dès leur parution un succès non démenti, malgré de virulentes controverses liées à sa défense de l’impérialisme colonial britannique, faisant en cela de Kipling un homme en phase avec les préjugés de son temps. Kipling reste pourtant l’homme qui fit parler le loup, le singe, le chameau ou la panthère, dans de savoureux contes dont les jeunes héros, Mowgli, Puck et Taffy vivent des aventures qui sont de véritables parcours initiatiques.  

Avec Le Livre de la Jungle, les Histoires Comme Ça ou Puck, lutin de la colline, Rudyard Kipling s’adresse à nos enfants depuis plus d’un siècle, les séduits et les enchante comme il nous a séduits et enchantés, nous et nos parents.

Pourtant, certains chœurs de modernes et de bien-pensants crient parfois haro sur cet écrivain de l’Angleterre victorienne, l’accusant d’être le chantre de l’impérialisme britannique et de l’armée colonisatrice aux Indes.

Alors y a-t-il pour Kipling un « syndrome Céline », « un syndrome Gripari » ? Devons-nous, nous les « grandes personnes », censurer les écrits d’un auteur au nom des positions d’un partisan, condamner l’œuvre d’un poète en raison des engagements d’un homme ?

Ou bien, dans une simple et généreuse schizophrénie, pouvons-nous distinguer fermement son talent de ses actes, ses images de ses paroles, et rejeter l’homme pour ne garder que sa poésie ?

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